26/01/2004

Voulez-vous prendre pour épouse ?

 
 
 
 

Demain, tout à l’heure, Kaya et moi nous allons nous marier .

Je n’arrive pas à mettre des mots sur tout ce que je vis et pense, sur cet espèce de plongeon dans l’existentiel qui m’entraîne trop loin.

C’est dense et précieux, cela ne s’explique pas en quelques mots.

Pas la peine de chercher :

L’indicible n’est pas encore.

Il est , par définition « innommable ».

Il est vibrations, flashs, émotions, couleurs, souvenirs, manques, amour.

Il emplit à la fois mon cœur et mon espace.

 

Sans doute me protège t’il, me prépare t’il à l’appréhender dans une dimension à découvrir.

 

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Et il y eut un jour, et il y eut une nuit ;

Et des promesses , et des serments ;

 

Et j’aimerais que rien ne change :

          Me réveiller, encore et encore,

dans la paix de ton amour

Jusqu’au dernier matin du monde

 

                                            ------------

 

Je ne savais pas les effets d’ une journée comme celle- là ;

 

Je l’ai appréhendée, minimisée, démesurée, préparée, inventée et réinventée encore.

J’ai imaginé tous les scénarios possibles, j’ai répété mille fois.

J’ai eu tout faux….

 

 

 

Ce furent des moments pleins, beaux, profonds.

D’émotions en émotions, des marées d’émotions charriant , vague après vague, des torrents d’irrationnels miracles des sens, j’ai vécu, nous avons tous vécu,( si « vivre » est le terme le plus adéquat, ce dont je doute)  un de ces jours «  hors normes »  qui touchent à l’essentiel : 

Là ou l’infiniment Tout rejoint l’infiniment Quotidien,

Là ou chaque mot , chaque regard, prennent forme et osent la langue du cœur, simplement, comme si c’était facile…

 

Un de ces jours dont on reste tatoué.

Un de ces jours, où le présent est si riche qu’il envahit chaque pore, qu’il s’insinue dans chaque synapse.

Un de ces jours où tout est possible, où tout le monde est heureux, où l’amour engendre l’amour, le cœur au bord des yeux.

Un de ces jours  prélevé de notre part de meilleur intime, qui fait de cet universel amour, une part de l’ Immortel.

 Nous voici , dans l’ instant suspendu au fil de nos vies, funambules légers , transportés, ravis, béats, quiets.

 

Finalement, nous ne sommes rien de plus que la somme de nos rêves et de nos peurs.

 

Nous ne sommes rien de moins que notre fondamental besoin d’être aimés :

 

 …. L’Etincelle Créatrice :

 

Cette toute petite cicatrice de cosmos que nous portons tous, cachée, lovée au-dedans.

 

 

Mes enfants, mes proches, et toi, mon amour, qui  m’accepte comme compagne  à bord du bout de vie qui nous reste , je vous dis MERCI :

Merci à chacun  dont la présence amie, a porté la lumière et la flamme jusqu’au rayonnement .

 

                                                                    Muffy


02:08 Écrit par Muffy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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